Rapports culturels entre sociétés

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Les rapports culturels entre deux sociétés ne cessent de se développer, de quels nature sont ils et quels enjeux soulèvent ils ?

Culture

Le processus d’acculturation

L’acculturation est un phénomène d’échanges entre deux cultures à la suite d’un contact direct et prolongé.

L’acculturation peut être le résultat de contacts pacifiques entre deux cultures, par le commerce, le tourisme, la diffusion des oeuvres littéraires, etc. L’une des sociétés adopte alors librement certaines valeurs et pratiques de l’autre société.

L’acculturation peut être aussi le résultat de l’occupation prolongée d’un pays par un autre, ou de sa domination politique et économique. Le processus d’acculturation peut aboutir à la destruction systématique de la culture dominée.

Des phénomènes de résistance au changement culturel peuvent alors apparaître.
Ex: les ex-pays colonisés tentent de se réapproprier leur culture en rendant obligatoires les langues locales, en réimposant le costume traditionnel, etc.

Le résultat de l’acculturation

Le contact prolongé entre deux cultures débouche souvent sur la constitution d’une nouvelle culture qui emprunte des éléments des deux premières. On parle alors de syncrétisme.
Syncrétisme : synthèse de deux cultures différentes qui subissent une interpénétration.

Les deux cultures en question peuvent également ne pas fusionner : on parle alors de dualisme culturel. Dualisme culturel : coexistence, sans interpénétration, de deux cultures auxquelles un même individu peut participer.

Les rapports culturels à l’intérieur d’une même société

Culture globale, sous-culture et idéologie

Culture globale et sous-culture

Culture globale : ensemble des traits culturels communs à tous les membres d’une société. (Cette notion se rapproche de celle de “personnalité de base”, élaborée par l’anthropologue Ralph LINTON).
Un certain nombre de sous-cultures peuvent cependant coexister au sein de cette culture globale, sans pour autant la remettre en cause. Il existe en effet un ciment commun, l’idéologie, qui assure la cohésion de la société globale.

Sous-culture : traits culturels communs à un groupe restreint de la société qui ne sont pas fondamentalement en opposition avec les valeurs dominantes du groupe global.

Idéologie : ensemble des représentations et des valeurs communes à une société.
Ex : sur le plan politique, la constitution de 1958 a fondé la cinquième République, réunissant les valeurs communes à la société française.

Dans certains cas, il arrive cependant que les différences de valeurs aboutissent à l’apparition de contre-cultures.

Culture dominante et contre-culture

Contre-culture : traits culturels communs à un groupe restreint de la société en opposition avec les valeurs dominantes du groupe global.

Contre-culture et changement culturel

L’apparition d’une contre-culture n’est pas nécessairement due à un disfonctionnement de la société, mais peut contribuer à la transformer en profondeur. Ainsi Mai 68 fut le “révélateur” d’une contre-culture et provoqua une révolution des mœurs qui se prolonge de nos jours et s’est traduite dans des rapports sociaux moins autoritaires et dans la législation(légalisation de la contraception et de l’avortement).

Une notion actuelle: La culture dite “d’entreprise”

C’est aux États-Unis que l’expression “culture d’entreprise” apparaît pour la première fois dans les années 70. Il s’agissait alors, pour les entreprises américaines, de faire face à une concurrence japonaise de plus en plus agressive et de trouver un moyen de mobiliser leur personnel. Le thème de la culture d’entreprise devait permettre, pensait-on, de mettre l’accent sur l’importance du facteur humain dans la production.

En France, la notion fait son apparition au début des années 80 dans le discours des responsables du management(direction de l’entreprise). Il s’agissait de mobiliser les salariés autour de valeurs et de normes communes et, ce faisant, d’améliorer leur compétitivité dans un contexte de crise de l’emploi et de restructuration industrielle.

Il fallait obtenir des travailleurs qu’ils s’identifient à l’entreprise et qu’ils adhèrent aux objectifs définis par ses managers.

Une entreprise est en effet, au même titre qu’un groupe social, constituée d’un système de signes, de symboles, de rites, de valeurs qui constituent des éléments d’identification et un guide de comportement. Le management culturel est une intervention sur ces éléments d’identification et sur ce guide de comportement.